Restaurer les forêts pour sauver les chimpanzés de Bossou

Destina Samani et Sophie DeMartine, étudiantes en maîtrise à l'Université du Montana, discutent du développement des plants d'arbres indigènes destinés à reboiser le corridor Bossou-Nimba, avec le personnel de l'IREB et de l'AUDER.

Faire face à une menace majeure pour cette population unique de grands singes

Située dans la préfecture de Lola, la réserve forestière de Bossou fait partie du site du patrimoine mondial de la montagne Nimba. Elle est entourée de petites collines (70-150 m de haut) couvertes de forêts primaires et secondaires. Bossou et les communautés environnantes constituent un exemple rare de site où chimpanzés sauvages et populations locales cohabitent dans une relative harmonie depuis de nombreuses générations, partageant les ressources de la même forêt. Les chimpanzés de Bossou sont bien connus pour leur utilisation incroyable d’outils, tels qu’un marteau en pierre et une enclume pour casser les noix de palme. Cependant, en raison de la fragmentation de l’habitat, la population de chimpanzés de Bossou est fonctionnellement isolée des populations voisines de la chaîne des montagnes de Nimba depuis plusieurs décennies et risque maintenant de disparaître.

M. Emmanuel Gbato GUEMY, commandant de la brigade communautaire des feux de brousse, et son équipe, éteigent un incendie.

Afin de remédier à ce déclin, l’USAID et le Service Forêt des Etats Unies collaborent étroitement avec l’Institut de Recherche Environnementale de Bossou (IREB), les acteurs pour le développement rural (AUDER) et les communautés environnantes, afin de restaurer, en collaboration, un corridor boisé pour permettre aux chimpanzés de migrer et de se croiser entre les collines de Bossou et les montagnes de Nimba.

Avec le soutien de l’USAID et de et de serivce de Foret des Etats Unies, Destina Samani et Sophie DeMartine, étudiants en maîtrise à l’Université du Montana, travaillent avec la communauté de N’yon pour cartographier les terres et les ressources précieuses de la communauté dans le

Les activités comprennent la culture et la plantation d’arbres indigènes dans le corridor, le renforcement des capacités locales de gestion et de lutte contre les incendies de forêt, l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de gestion inclusif pour le corridor et la mobilisation des intervenants avoisinants pour gérer durablement ces ressources communes.

Les membres de la communauté de N’yon, le personnel d’AUDER et de l’IREB et Sophie DeMartine présentent les résultats de la cartographie des systèmes socio-écologiques des communautés afin de mieux comprendre les liens et les interactions entre les ressources naturelles et les influences anthropique