Le secrétaire Antony J. Blinken à une réunion de haut niveau sur la riposte et la résilience à Ébola

Département d’État des États-Unis
Antony J. Blinken, secrétaire d’État
Le 26 mars 2021
Allocution

Merci Madame l’ambassadrice Lapenn.

Permettez-moi tout d’abord de remercier tous nos partenaires organisateurs de cet événement. Et je tiens à remercier tous les participants ici aujourd’hui – des gouvernements aux organisations multilatérales, en passant par les organisations de la société civile et du secteur privé – pour le travail essentiel que vous accomplissez dans le cadre de la riposte à la maladie à virus Ébola en république démocratique du Congo (RDC) et en Guinée, et au service de la sécurité sanitaire mondiale de manière plus générale.

Je demanderais à tous ceux d’entre vous dont les équipes se trouvent en première ligne de cet effort de bien vouloir exprimer ma toute gratitude personnelle au nom des États-Unis aux médecins, infirmières, agents de santé communautaires et autres qui risquent leur vie pour aider les personnes affectées et mettre fin à la propagation de ce virus. Nous avons conscience du fait que leurs efforts aident non seulement les populations de Guinée et de RDC, mais nous aident tous. Leur bravoure et leur service sont pour nous une leçon d’humilité.

Comme le comprend ce groupe, l’objectif à long terme de la préparation aux urgences sanitaires est d’investir dans les systèmes et les outils dont nous avons besoin pour détecter les foyers de contamination épidémique et y répondre rapidement et efficacement.

Notre bilan dans ce domaine est loin d’être parfait, comme l’ont démontré l’épidémie d’Ébola de 2014-2016 et la pandémie actuelle de COVID-19.

Pourtant, grâce à nos efforts collectifs, nous avons réalisé des progrès considérables sur la voie de la riposte à la résurgence d’Ébola en 2021 en Guinée et en RDC. Des foyers d’infection ont été détectés de manière précoce et les gouvernements guinéen et congolais ont pris des mesures rapides pour mettre fin à la propagation du virus. Les organisations internationales et régionales ont mobilisé un soutien pour la riposte. La Guinée et la RDC ont communiqué rapidement avec les pays voisins et ont commencé à coordonner leurs activités. Les ONG ont intensifié leurs efforts.

Et il convient de noter que tout cela a été fait alors même que l’on luttait contre la pandémie de COVID-19 en cours et d’autres maladies telles que la fièvre jaune, la polio et le paludisme.

Grâce à ces efforts, cela fait environ 20 jours qu’aucun cas d’Ébola n’a été détecté dans l’un ou l’autre pays. Ces épidémies ont fait un certain nombre de victimes que nous déplorons. Mais nous savons également que ces actions ont permis de sauver de nombreuses vies jusqu’à maintenant.

Cela n’aurait pas été possible sans les investissements que nous avons tous faits au niveau de la préparation et de la résilience, du renforcement de la surveillance des maladies à la mise au point de vaccins et de traitements efficaces contre Ébola.

Et les épidémies passées nous ont appris de douloureuses leçons, et nous avons travaillé à mettre ces enseignements en pratique dans le cadre de notre réponse à cette épidémie. Nous avons en particulier appris l’importance d’établir une structure de riposte unique et rationalisée et de coordonner toute la gamme des institutions impliquées. Nous savons aussi qu’il est essentiel de faire intervenir les communautés locales dès le départ – dans leur propre langue et par l’intermédiaire de leurs propres dirigeants – car c’est le meilleur moyen de diffuser les bonnes informations et de lutter contre la désinformation et les rumeurs.

Par exemple, lorsque l’épidémie de 2021 a commencé en Guinée, l’USAID a fourni 800 000 dollars à Breakthrough ACTION – un programme de l’Université Johns Hopkins – pour faciliter le travail effectué par le gouvernement guinéen auprès des communautés au niveau local. Breakthrough ACTION a mis au point des messages de prévention et de sensibilisation dans les langues locales, qui ont ensuite été diffusés sur les radios locales. Cette organisation a formé et déployé des intervenants chargés de mobiliser les communautés qui ont rendu visite à plus de 1300 ménages dans les zones touchées. Elle a également pris contact avec des dirigeants chrétiens et musulmans, des praticiens traditionnels et de jeunes leaders pour faciliter la diffusion d’informations exactes.

Mais nous ne pouvons pas céder à la complaisance. Nous pouvons et devons tous continuer à soutenir les actions visant à mettre fin à l’épidémie actuelle de maladie à virus Ébola. J’ai le grand plaisir d’annoncer qu’aujourd’hui les États-Unis ont affecté à cet effet jusqu’à 30 millions de dollars d’aide pour soutenir les gouvernements de la république démocratique du Congo et de la Guinée dans leurs réponses en cours, et pour renforcer la préparation à Ébola dans neuf pays frontaliers à fort risque. Nous déployons également des experts techniques dans la région pour faciliter ces actions et apporter un soutien supplémentaire au travail de nos partenaires humanitaires.

Nous devons également investir du temps et des ressources pour renforcer notre sécurité sanitaire mondiale. Au-delà d’Ébola, chaque pays doit accroître sa capacité à prévenir, détecter les épidémies et répondre, y compris la pandémie actuelle de COVID-19.

Et nous devons améliorer notre capacité à travailler au-delà des frontières et des secteurs pour faire face à ces défis sanitaires – car, comme nous l’avons appris, nos destins sont liés par cette question. COVAX est une illustration du travail que fait déjà la communauté internationale pour élargir l’accès équitable à des vaccins sûrs et efficaces contre la COVID-19. Les États-Unis ont déjà contribué à hauteur de 2 milliards de dollars à cet effort, et nous avons récemment pris l’engagement de fournir un financement supplémentaire de 2 milliards de dollars.

Si nous continuons à travailler de cette manière – à renforcer la préparation et la résilience de toutes les nations, à soutenir les pays qui luttent contre les épidémies et à poursuivre la consolidation de notre sécurité sanitaire mondiale – non seulement mettrons-nous fin aux épidémies actuelles d’Ébola, mais nous favoriserons notre propre résilience face à l’émergence inévitable de maladies à l’avenir. Merci.

 

 

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