Allocution du chargé d’affaires a.i. Steven Koutsis à la cérémonie de remise de l’EPI de l’INL-OIM

Notes préparées par le chargé d’affaires a.i. Steven Koutsis

Ambassade des États-Unis à Conakry, INL, OIM – Cérémonie de remise de l’EPI

Siège de l’OIM en Guinée | 9 octobre 2020 | 10 h à 12 h

Discours de Monsieur le Chargé d’Affaires a.i. de l’Ambassade des Etats-Unis, Steven Koutsis, à l’occasion de la remise d’un don d’équipements au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile dans le cadre de la lutte contre le COVID-19.

Bonjour Mesdames et Messieurs,

D’abord et avant tout, je tiens à remercier Monsieur le représentant du Ministre de la sécurité et de la Protection Civile, de s’être joint à nous aujourd’hui, ainsi que notre partenaire de mise en œuvre, l’Organisation internationale pour les migrations, et Madame Fatou Diallo Ndiaye.

Je suis heureux d’être ici pour célébrer la livraison de ces fournitures et de ces équipements essentiels qui aideront à renforcer l’application de la loi et la coordination de la préparation de la santé publique pour et en réponse aux potentielles épidémies dans l’avenir.

Le don aujourd’hui, de près de 90 mille dollars d’équipements de protection individuelle et de matériel de bureau pour appuyer la réponse de la Guinée à la crise de la COVID-19, et aux futures épidémies, témoigne de notre soutien indéfectible au cours des soixante-deux dernières années.

Notre don comprend de l’équipement technique, des combinaisons de protection jetables, des tabliers imperméables à usage unique, des gants de caoutchouc jetables de qualité médicale et du N-95 et d’autres masques faciaux également à usage unique.

Face à la persistance de la transmission communautaire de COVID-19, les États-Unis, par l’entremise du département d’État, de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), du Centre de Contrôle et de Prévention des Maladies (Centers for Disease Control and Prevention- CDC), le Département de la Défense et l’Institut national de la santé (NIH), ont fourni près de 5 millions de dollars pour soutenir la Guinée dans sa réponse à la pandémie de COVID-19 et pour assurer la continuité des soins essentiels et courants.

Bien que notre partenariat et notre coopération dans la lutte contre le COVID-19 aient été résolus, notre relation étroite n’a pas commencé avec cette pandémie. En fait, les États-Unis travaillent en partenariat avec la Guinée depuis les années 1960. La vérité est que nous avons constamment montré notre engagement envers le peuple guinéen, en particulier dans le domaine de la santé.En tant que principal donateur bilatéral au secteur de la santé en Guinée, avec plus de trois cents soixante-dix millions de dollars investis dans le secteur de la santé au cours des vingt dernières années, les États-Unis sont à l’avant-garde de la collaboration avec les Guinéens pour soutenir l’amélioration des systèmes de santé locaux.

Notre soutien comprend l’épidémiologie de terrain, la surveillance, la gestion des urgences et le renforcement des laboratoires, le dépistage du VIH/sida avec l’armée guinéenne et le don d’un laboratoire mobile ; des bénévoles en santé communautaire ; la formation sur les virus épidémiques émergents et la capacité des laboratoires ; ainsi que la gouvernance de la santé et la gestion de la chaîne d’approvisionnement en médicaments, pour n’en nommer que quelques-uns.

De plus, les États-Unis ont joué un rôle essentiel dans la riposte au virus Ebola, ce qui a mené à un système de surveillance, de détection et d’intervention plus solide qui est maintenant utilisé pour faire face à la pandémie de COVID-19. Au fil des ans, nous avons mis l’accent sur la surveillance communautaire ; le renforcement des diagnostics vétérinaires et humain du Laboratoire de la fièvre hémorragique virale, notamment l’équipement et la formation sur le virus Ebola, la rage, la poliomyélite et la fièvre le jaune, ainsi que la recherche sur les chauves-souris comme réservoir de maladies infectieuses. Les États-Unis ont également appuyé le renforcement de la collecte de données, les communications sociales et comportementales liées à la prévention des maladies, y compris la prévention du virus Ebola.

Ce soutien s’est directement traduit en gains pour la réponse de la Guinée au COVID-19. Au début de la réponse, la Guinée possédait les capacités techniques et humaines, et les équipements nécessaires pour enclencher les tests et le traçage des contacts dès la détection du premier cas. Plus précisément, notre soutien a permis de s’assurer que la Guinée avait : un système d’information de santé fonctionnel, des techniciens de laboratoires formés et accrédités, des équipements de laboratoire à la pointe de la technologie, y compris un nombre suffisant de machines à réaction en chaîne de polymérase pour tester le COVID-19, les plateformes de communication des risques, les processus et les procédures pour soutenir les établissements de santé.

Je m’en voudrais de ne pas mentionner le rôle important que notre Corps de la Paix a joué en 2014 dans la crise face à l’épidémie à virus Ebola. Bien que nos volontaires eussent été évacués de la Guinée par mesure de précaution, notre personnel du Corps de la Paix est resté engager aux côtés du CDC pour protéger les populations guinéennes contre le virus Ebola.

Le Corps de la Paix a formé 995 Guinéens de toutes les régions du pays à devenir des éducateurs communautaires en santé. Ces personnes formées ont à leur tour directement formé 295 mille Guinéens sur les connaissances de base de la maladie à virus Ebola et comment éviter sa propagation.

Les efforts du Corps de la Paix pour renforcer les travailleurs de la santé communautaire dans les pratiques essentielles de santé publique ont fourni une base solide sur laquelle des changements de comportement clés, essentiels pour lutter contre la COVID-19, sont possibles en 2020. L’expérience Ebola a influencé la refonte du programme de santé publique du Corps de la Paix de Guinée et a jeté les bases pour les volontaires à leur retour en janvier 2016 pour aider les groupes communautaires à diffuser des campagnes d’information sur la santé publique concernant le paludisme, les vaccins, la vitamine A et les vermifuges. Ces mêmes bénévoles ont offert aux travailleurs des centres de santé une formation et un encadrement en gestion des données.

Avec des renseignements de base sur la COVID-19 au cours des semaines précédant l’évacuation de tous les bénévoles de la Guinée en mars 2020, plusieurs bénévoles étaient occupés à donner des séances de formation sur le lavage des mains avec les membres de leur collectivité pour promouvoir des mesures de prévention de la propagation du nouveau coronavirus.  Au-delà de notre soutien à la prévention des infections et au contrôle des maladies infectieuses, les États-Unis ont également joué un rôle clé dans les progrès de la Guinée en matière de paludisme et de santé maternelle et infantile. Par exemple, dans le cadre de l’Initiative du président américain contre le paludisme, nous avons soutenu des activités de prévention et de contrôle du paludisme dans 14 des 33 préfectures de Guinée ainsi que dans les 5 communes de Conakry, en coordination avec le Fonds mondial, qui soutient ces activités dans les 19 autres préfectures. En fait, le gouvernement américain achète et distribue des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action ; met en œuvre un traitement saisonnier annuel du paludisme des enfants en-dessous de 5 ans ; et améliore les diagnostics du paludisme à travers l’achat et le déploiement des tests de diagnostic-rapide et de support de laboratoire.

Au cours des six dernières décennies, les Etats-Unis sont demeurés engagés et cohérents dans leur partenariat avec le peuple guinéen.

Mesdames et Messieurs, Monsieur le représentant du Ministre de la sécurité et de la Protection Civile, mon espoir est sincère, qu’ensemble, notre partenariat partagé dans la santé nous fera aboutir à une Guinée plus prospère.

Merci!